Monthly Archives: April 2013

Theme Week on Paper at Ésad Semaine thématique sur le papier à l'Ésad

From April 22 to 25, 2013 the yearly theme week took place at Ésad. The school received a roster of speakers who came to discourse or lead activities around this year’s topic, paper. Before going into a photographic overview of some of the good times, I would just like to point out that one of the – very interesting – features in the programming of each of the events organized by Ésad is the presence of scientists who share the results of their research related to the world of graphic design. For example, Denis Alamargot (researcher in cognitive and developmental psychology at IUFM of Université de Paris-Est Creteil) explained the relationship between writing speed and paper texture – roughness introducing a kinesthetic feedback.

Du 22 au 25 avril 2013 avait lieu la « traditionnelle » semaine thématique de l’Ésad. À cette occasion, l’école recevait une brochette de conférenciers venant discourir ou animer des activités autour du sujet de cette année, soit le papier. Avant de faire un survol photographique de certains des bons moments, je voudrais simplement signaler que l’une des particularités – fort intéressante – dans la programmation de chacun des événements organisés par l’Ésad est la présence de scientifiques qui partagent les résultats de leurs recherches en lien avec le monde du design graphique. Par exemple, Denis Alamargot (chercheur en psychologie cognitive et développementale à l’IUFM de l’Université de Paris-Est Créteil) nous a expliqué la relation entre la vitesse d’écriture et la texture du papier – la rugosité introduisant un feedback kinesthésique.

 

Jean-Louis Estève explaining how to “read” a sheet of paper.

Jean-Louis Estève explaining how to “read” a sheet of paper.

Jean-Louis Estève expliquant comment « lire » une feuille de papier.

Jean-Louis Estève expliquant comment « lire » une feuille de papier.

Getting a feel for paper.

Getting a feel for paper.

Sharing knowledge about papermaking.

Sharing knowledge about papermaking.

Looking for traces left by the different techniques used to produce paper.

Looking for traces left by the different techniques used to produce paper.

An impressive watermark. Un filigrane impressionnant.

An impressive watermark. Un filigrane impressionnant.

Manipulation de différents types de papiers.

Manipulation de différents types de papiers.

Explication des différentes caractéristiques du papier.

Explication des différentes caractéristiques du papier.

Atelier de fabrication de papier.

Atelier de fabrication de papier.

Papermaking workshop.

Papermaking workshop.

Exposition Monozukuri, façon et surface d’impression (du 22 avril au 25 mai 2013).

Exposition Monozukuri, façon et surface d’impression (du 22 avril au 25 mai 2013).

Going through the history of paper with Jean-Louis Estève.

Going through the history of paper with Jean-Louis Estève.

Pierre Vincent, directeur de Tsaïloon, nous a présenté différents papiers japonais aux propriétés surprenantes.

Pierre Vincent, directeur de Tsaïloon, nous a présenté différents papiers japonais aux propriétés surprenantes.

Pachica – un papier de Takeo offrant des possibilités impressionnantes de transparence et relief.

Pachica – un papier de Takeo offrant des possibilités impressionnantes de transparence et relief.

Pachica – paper from Takeo with incredible transparency et embossing possibilities.

Pachica – paper from Takeo with incredible transparency et embossing possibilities.

Temari – un papier de Takeo avec du fil incrusté lors de la production. Magnifique!

Temari – un papier de Takeo avec du fil incrusté lors de la production. Magnifique!

Patrick Doan parlant des défis techniques et graphiques relevés lors de la conception de « Lettres du Havre ».

Patrick Doan parlant des défis techniques et graphiques relevés lors de la conception de « Lettres du Havre ».

Patrick Doan talking about the challenges faced when creating the “Lettres du Havre” book.

Patrick Doan talking about the challenges faced when creating the “Lettres du Havre” book.

Deux formats de pages et différents types de papiers.

Deux formats de pages et différents types de papiers.

Arie Lenoir explaining how he verified that there were no missing – or extra – pages in the “Lettres du Havre” book.

Arie Lenoir explaining how he verified that there were no missing – or extra – pages in the “Lettres du Havre” book.

To sum up this week, I would like to conclude by quoting Arie Lenoir: “Beautiful things are made together”. The detailed list of the week’s activities [link in French] is available on the official website of Ésad.

Pour résumer l’esprit de cette semaine, je conclurai en citant Arie Lenoir: « Les “belles choses” sont faites à travers la collaboration »La liste détaillée des activités de la semaine est disponible sur le site officiel de l’Ésad.

Semiology and Writing Sémiologie et écriture

Today, the “language” component of the postgraduate course was clearly illustrated. Our speaker of the day was Dominique Boutet, a researcher who specializes in the field of signs and gestures. The first subject that he tackled was concerning semiology. Some of you are probably wondering, “What is semiology?” Ferdinand de Saussure suggests the following definition: “a science that studies the life of signs within a society”. As part of our creation process in typeface design, learning about the origin of signs and their evolution proves to be a useful supplement that helps build connections between a language and its graphic representation in the form of writing. It is particularly interesting to note that some phonemes in the English language are related to gestures. For example, “sp” refers to ejection: spit, spill, splash, spring, etc. It should also be noted that languages ​​carve our reality. If we compare English and Inuktitut, we will notice that the number of words that define colors is very different. From a physiological standpoint, Inuits perceive the same number of colors as English speakers, but they use less words to describe them. However, the situation is the other way around when it comes to defining the snow. The complexity of the vocabulary seems to be closely related to the reality of the environment that surrounds us.

In the second part, we had a brief overview of the evolution of writing (from cave paintings to current forms). We also talked about writing as a cognitive technology. Being able to write gives us the possibility to secure knowledge, discuss and push further our reflections. In short, it was a rewarding day. My colleagues and I are looking forward to the next intervention by Dominique Boutet.

Aujourd’hui, la composante « langage » du post-diplôme s’est clairement précisée. Notre intervenant du jour était Dominique Boutet, un chercheur qui se spécialise dans le domaine des signes et de la gestualité. Le premier sujet qu’il a abordé concernait la sémiologie. Certains d’entre vous se demandent probablement: « Mais qu’est la sémiologie? » Ferdinand de Saussure propose la définition suivante: « science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale ». Dans le cadre de notre démarche de création de caractères typographiques, s’intéresser à l’origine des signes et à leur évolution s’avère être un complément fort utile qui permet de tisser des liens entre le langage et sa représentation graphique sous forme d’écriture. Notamment, on constate qu’en anglais certains phonèmes sont liés à des gestes. Par exemple, « sp » réfère à l’éjection: spit, spill, splash, spring, etc. Il est intéressant aussi de constater que les langues découpent notre réalité. Si l’on compare le français et l’inuktitut, on observe que le nombre de mots définissant les couleurs est très différent. D’un point de vue physiologique, les Inuits perçoivent le même nombre de couleurs que francophones, mais ils emploient moins de termes pour les décrire. Par contre, la situation s’inverse lorsque vient le temps de définir la neige. La complexité du vocabulaire semble être en étroite relation avec la réalité de l’environnement qui nous entoure.

En seconde partie, nous avons abordé les grandes lignes de l’évolution de l’écriture (de l’art pariétal aux formes actuelles). Nous avons aussi discuté de l’écrit en tant que technologie cognitive. C’est-à-dire que l’écriture permet de fixer les connaissances, d’en discuter et de pousser plus loin la réflexion. Bref, ce fut une journée enrichissante. Mes collègues et moi attendons avec impatience la prochaine intervention de Dominique Boutet.

L'origine du mot « maintenant ».

L’origine du mot « maintenant ».

Some study notes. Quelques notes de cours.

Some study notes. Quelques notes de cours.